« Partir d’en bas et décider ce qu’on fait. Pas dire Ouais j’y comprends rien en économie, parait qu’ils nous baisent la gueule. ça va pas ça*. »

*Ceci est un extrait du film L’Urgence de Ralentir que j’ai regardé samedi matin en mangeant le merveilleux petit-déjeuner que je m’étais concocté et dont j’étais très fière jusqu’à ce que je me rende compte que j’avais 26 ans et qu’à 26 ans, c’etait quand-meme un peu limite de manger de la bouillie au lait de coco et aux bananes avec une cuillère pikatchu un samedi matin…

Pikatchu Porridge (ca a pas l'air bon comme ca mais c'est l'effet Instagram)
Pikatchu Porridge (ca a pas l’air bon comme ca mais c’est l’effet Instagram)

 

(normalement à 26 ans le samedi matin déjà on ne petit-déjeune pas, on saute directement à l’étape suivante et on va débriefer sur la soirée de la veille avec les copains à la pizzeria  ou au Burger King en noyant sa gueule de bois sous des litres de caca-cola) (une fois n’est pas coutume, rassurez-vous).

Bref, L’Urgence de Ralentir, kesako?

C’est encore un de ces films Fuck-The-System qui Ouais, comme quoi le capitalisme il paraitrait qu’en fait c’est n’importe quoi, on est gouvernés par des machines, l’Intelligence Artificielle et compagnie, tous ces enculés de chez Wall Street qui plannifient l’avenir du monde à grands coups d’algorythmes mathématiques et de formules arithmético-dramatiques, bref on nage en pleine Sci-Fi, Georges Orwell il avait bien raison t’facons et pis tout ca c’est bien ba-dant.

C’est encore un de ces films tourné avec le concours de ces complotistes du Déreglement Climatique qui nous prédisent chaque jour la Fin Du Monde Apocalyptique et comme quoi on va tous mourir parce que la planète se réchauffe (alors que dans le Nord de la France par exemple, avant il faisait froid 358 jours par an et maintenant on en est a 363 jours donc LOL).

C’est encore un de ces films plein de bobos spécialistes de la Bien-Pensance et des Good Intentions avec leurs belles idées de hippies complétement arrièrées pour sauver le monde, du style arrêter les emballages ou encore cultiver son propre potager.

C’est encore un de ces films leçons-de-morale plein de tous ces casse-couilles qui continuent de nous rabacher qu’on a tous une petite graine à apporter et qu’on est tous des colibris et qu’il vaudrait toujours mieux verser quelques gouttes d’eau de notre tout petit bec sur l’incendie plutot que de rester le cul sur notre sofa à mater TF1 en pleurnichant sur la fonte de la banquise et tous ces arbres qu’on coupe pour faire des tickets de caisse ou imprimer des emails.

C’est encore un de ces films de rebelles qui disent Nous on s’en fout on change le monde et pis c’est tout. On a même inventé une monnaie qui existe que dans notre ville tellement on vous emmerde avec votre bourse et vos paradis fiscaux (ils le disent pas comme ça parce qu’ils sont très polis).

C’est encore un de ces films qui dit que mêmes les pauvres du Tiers-Monde ils ont souvent été bien plus intelligents que nous, qu’en Inde ya des femmes, peut-être elles savent pas lire mais en tout cas elles savent très bien pourquoi le nucléaire c’est de la merde et que le soleil sinon c’est pas plus mal comme source d’énergie, que les petits paysans péruviens ou boliviens, ils ont mieux compris que nous que la Pachamama c’était pas juste un mot rigolo, mais en fait ca-rré-ment la source de toute vie.

C’est encore un de ces films sur tous ces fous qui croient en un monde meilleur et mettent tout en oeuvre pour le rendre possible. Qui croient qu’on peut être plus heureux en faisant pousser ses tomates (spéciale dédicace pour toi Papa) qu’en allant claquer sa thune au centre commercial.

Bref, c’est encore un de ces films à voir et à revoir, un film plein d’utopies concrètes, de belles personnes, de sourires et d’espoir. Un film qui fait rigoler, un film qui fait pleurer (enfin moi je peux pleurer en écoutant Bakermat donc bon), un film qui dit que ralentir et remettre en question la modernité ça veut pas non plus dire « vivre dans une cave et manger des patates pourries » (la vérité ya un mec très important de l’Agriculture Alimentaire (l’autre) qui dit ca dans le film, ça m’a bien fait loler). Un film qui dit que le Progrès, c’est aussi de savoir le redéfinir.

Bref, c’est encore un de ces films sur chacun d’entre nous que je ne peux que vous conseiller de regarder au plus vite, un samedi matin devant votre bol de porridge ou un lundi soir en mangeant de la choucroute (ou des frites).

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