Pour ou Contre le régime Végan – Antithèse (3/4)

(Vous m’excuserez pour les transitions un peu brutales, j’ai toujours détesté les écrire pendant mes disserts, or là on est plus en DS, on est sur mon blog et sur mon blog, je fais ce que je veux) 🙂

Dans ma toute petite et incomplète expérience du véganisme, le seul vrai argument que j’ai finalement pu trouver contre ce régime (au-delà de l’argument Goût et Plaisirs qui m’interdit, du moins pour le moment, de renoncer de manière totale et définitive aux spaghettis bolognaise, aux tartines au beurre salé, à une tranche de brie crémeux ou aux sashimis de saumon), c’est l’argument Végane en société.

Je suis très loin d’être une ermite et il est hors de question pour moi de rester cloîtrée chez moi à cuisiner mes petites soupes de légumes, salades composées et pâtes sans fromage. Pas plus qu’il ne m’est envisageable de me préparer un tupperware pour le midi et de le manger tristement devant mon ordinateur en me privant d’un repas au restaurant avec mes amis.

De plus, vivant au Cambodge ou petit-déjeuner, déjeuner et dîner dehors est de mise face à la diversité de l’offre de restauration locale et à la faiblesse des prix, il me serait difficile de toujours respecter à la lettre les principes du régime végétalien, à moins de me montrer encore plus intransigeante avec mes amis au niveau du choix des restos, ce qui est la dernière chose que j’ai pour l’instant envie de faire (je le suis bien suffisamment comme ça). Et puis parfois j’aime partager ce que je mange et je n’ai pas envie de me priver de ce plaisir ni d’imposer mes choix a ceux qui m’entourent. Déjà que mes amis tirent parfois la tronche quand j’insiste pour prendre au moins une pizza végétarienne à partager au resto alors j’imagine si je la réclamais sans fromage… (ce qui de toutes façons n’est pas près d’arriver !!). Je me sentirai bien triste si je me retrouvais soudain à devoir manger ma pizza aux légumes sans mozzarella toute seule dans mon coin…

En France, le problème se poserait également car bien que je n’aille surement pas au resto tous les jours, je serai probablement plus souvent invitée à manger chez les gens. Or, quand on a toujours été habitué à cuisiner des plats à partir de viande et de beurre, suivis de plateaux de fromage et de desserts à la crème et aux œufs, comment expliquer aux sympathiques hôtes qui viennent de vous inviter qu’ils doivent se débrouiller pour vous concocter un repas uniquement à partir de produits végétaux, que si-si ils s’en sortiront très bien et que oui-oui en plus ça sera très bon…

Herbivore

Dans un monde dominé par l’omnivorisme et a fortiori le carnivorisme, comment respecter un régime aussi éloigné de la « norme » sans faire l’asocial?

Alors certes, il existe bien des astuces pour parer à ces petits désagréments que mettent en pratique les 100% végétaliens et je suis sure qu’ils s’en sortent très bien, même si cela demande pas mal d’adaptation et d’organisation ainsi qu’un minimum d’ouverture d’esprit et de tolérance de la part de leur proches. Mais quand-bien même , il est des situations ou il restera toujours compliqué de s’adapter et refuser de manger une platrée de pâtes à la sauce tomate parce qu’on est allé jusqu’à lire la liste des ingrédients sur le paquet et qu’on s’est rendu compte qu’elles pourraient contenir des traces d’oeuf, repousser une fricassée de légumes verts parce qu’ils ont été par mégarde sautés dans du beurre ou dire non à un caviar d’aubergine parce qu’il contient une cuillère de yaourt, je trouve ça un peu limite, surtout si on a pas d’autres choix. S’affamer « par principe » n’a rien d’un principe d’après moi.

En ce qui me concerne, comme je ne suis ni végétarienne ni végétalienne, je n’ai pas trop à m’en faire avec cela. Je mange végan quand je le peux. Je n’achète ni ne cuisine presque plus de produits animaux. Lorsque je vais au resto je prends souvent des plats végés, ce qui ne m’empêche pas de temps en temps d’avoir envie d’un bon hamburger ou de me rendre à un petit wine and cheese (and charcut’) 🙂 Je n’ai pas l’impression de me priver de quoi que ce soit. Il m’arrive d’avoir envie de viande et dans ce cas j’en mange mais je constate d’ailleurs que cela arrive de moins en moins souvent et que j’y prends moins de plaisir… Je vous l’ai dit, le goût s’éduque 😉

Rendez-vous demain pour la synthèse, et toujours sans transition (eh non c’est toujours pas fini…)

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