Pour ou Contre le régime Végan – Synthèse et conclusion (4/4)

Pour conclure – et ceci constituera un peu la synthèse rapide de ma dissertation (non, je ne me suis toujours pas remise de ma khâgne) – j’aimerais finir sur deux petites questions que j’invite mes lecteurs à se poser, tout comme je me les pose souvent moi-même…

Faut-il passer à une diète 100% végétale ?

Ce qu’on reproche souvent au véganisme, c’est de se constituer en diète « extrême » c’est-a-dire 100% végétale excluant totalement et définitivement les produits animaux. Le véganisme fait peur car les gens se disent Ohlala, si je deviens végan, je ne pourrais plus JAMAIS manger ci ou ça, terminé pour moi la bonne blanquette de tatie Odile ou le super tiramisu de ma maman. Envolés plateaux de fromages et crèmes brulées. Adieu veau, vache, cochon, poulets… Cela amène parfois à un rejet en bloc du véganisme et donc à une absence totale de remise en question de son mode d’alimentation.

Je tiens à rassurer tout le monde ici : vous avez et vous aurez toujours le choix. Et cela, personne, pas même les végans les plus exclusifs et les plus intransigeants ne pourra vous l’enlever. Le véganisme est juste un mot et il n’a pas vocation à faire peur à qui que ce soit. Les végétaliens ne sont pas des malades qui du jour au lendemain sont tombés dans la dangereuse secte du véganisme. La plupart d’entre eux sont des gens conscients, éduqués, informés, engagés qui ne sont pas tombés là dedans du jour au lendemain. Leur démarche a été lente et progressive et s’est bien sur accompagnée d’un grand nombre de questionnements de tous les ordres. Il n’est pas exclu que certains reviennent en arrière. Il n’est pas non plus exclu d’être végan et d’accepter d’être flexible dans certains cas, évidemment.

Très honnêtement, je ne sais pas s’il tourne autour du véganisme une sorte de dogmatisme extrémiste visant à faire passer les mangeurs d’animaux pour de cruels barbares sanguinaires et les véganes comme les détenteurs de la vérité suprême pour rendre l’humanité douce et en bonne santé.  Je n’ai pas lu tous les sites internet et les blogs du monde sur le sujet. Cela doit surement exister dans certains milieux mais, comme pour toute croyance, il est injuste que le régime entier en pâtisse.

Adopter une diète 100% végétale, pourquoi pas ? Pourquoi basculer à tout prix dans le 100% et pas dans le 70-80-90%, ça, c’est une affaire de choix. Rien ne vous empêche de tendre petit à petit au véganisme tout en refusant de jamais lâcher votre tranche de comté ou votre magret de canard de temps en temps parce que ça a quand-même des avantages nutritifs certains et connus et puis parce qu’il ne faut surtout pas oublier de se faire plaisir ! (ou alors juste pour faire tourner bourrique les gens qui se mêleront désormais systématiquement de votre assiette… Fini le temps béni ou vous pouviez vous gaver de junk food sans que personne ne vous fasse la moindre remarque. Pour des raisons obscures, le tofu et les lentilles, ca inquiète bien plus les gens que le coca light et les nuggets) 🙂

 

Enfin bref, végé ou non, si vous voulez découvrir un nouveau univers culinaire qui fasse moins la part belle aux steaks pour laisser un peu de place aux richesses végétales de la Nature, sachez que le terme à taper dans Google reste néanmoins : végan 🙂

Le véganisme est-il un extrémisme ?

Cette notion d’extrémisme est quelque chose que l’on entend souvent à propos de ces régimes 100% végétaux se coupant radicalement de tous les produits animaux qui faisaient jusqu’à présent la « richesse » de leur alimentation.

Mais qu’entend-on par « extrémisme » au juste ? L’« extrême » l’est toujours par rapport à une norme. Si le véganisme est considéré comme extrême aujourd’hui (contrairement au végétarianisme d’ailleurs qui tolère encore les œufs et les produits laitiers), c’est parce qu’il se situe à l’extrémité de l’échelle dont le curseur central est la norme, c’est-à-dire aujourd’hui un régime composé de protéines (animales bien sûr) à tous les repas, avec une portion de légumes, une portion de féculents, plus ou moins 3 produits laitiers par jour, et des fruits.

Or ce n’est pas parce que la norme est la norme qu’elle est foncièrement bonne dans l’absolu. Les normes, comme les individus et les sociétés, évoluent avec le temps et n’ont rien d’irrévocable.

Si l’on examine un peu plus la norme alimentaire actuelle, on se rend compte qu’elle pose un certain nombre de problèmes d’ordre éthique, environnemental, sanitaire et humain. Elle prévaut néanmoins toujours dans la sphère sociale. De la sorte, ce qui fait du véganisme un extrémisme, c’est plutôt à mon sens que ca n’est encore le choix que d’un tout petit nombre de personne qui passent pour d’intransigeants gourous.

Au final, si on prend le problème à l’envers, rejeter le véganisme au nom de l’« extrémisme », c’est surtout dire soi-même non à l’ouverture et au débat en refusant d’examiner et de mettre en doute une norme qui a tout de questionnable… Et n’est-ce pas ça, justement, être extrême ? 🙂

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Voilà je vous laisse méditer sur la question. Je ré aborderai le sujet dans le futur, ne serait-ce que pour vous proposer quelques recettes 100% végétales (mais quand bien même équilibrées, faciles à réaliser et délicieuses ;)) ou pour l’approfondir car il y a encore beaucoup à en dire !

A bientot petits omnivores chéris! 🙂

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