Petite méditation #1

Tous les matins, prenez dix minutes pour méditer sur votre résistance à la vie telle qu’elle va.

Asseyez-vous en tailleur (sauf toi Antoine, tu peux prendre une chaise), posez vos mains sur vos genoux, tenez-vous droit, fermez les yeux.

Concentrez-vous sur les éléments de votre vie auxquels vous opposez, consciemment ou inconsciemment, une résistance.

Peut-être vous êtes-vous disputé avec un ami, un membre de votre famille, votre conjoint, votre enfant. Vous êtes persuadé d’avoir raison et avez envie que l’autre adhère complètement et immédiatement à votre avis mais il y résiste et cela vous frustre.

Peut-être poursuivez-vous un but que vous n’arrivez pas à obtenir: une promotion, un amour impossible, un nouveau-né, la maison de vos rêves… Vous avez l’impression d’y mettre du vôtre, de faire tout ce qu’il est en votre pouvoir mais la réalité ne s’adapte pas à vos souhaits.

Peut-être souhaitez-vous changer vous-même, être une autre personne, quelqu’un de plus drôle, de plus intelligent, de plus populaire, de plus beau, de plus aimé, de plus respecté. Peut-être que vous ne vous aimez pas tel que vous êtes, que vous souhaitez sans cesse être différent.

Sentez ces résistances, quelles qu’elles soient, et la souffrance qu’elles génèrent en vous. Regardez tous les plans que vous construisez pour faire céder la réalité à vos désirs. Visualiser toute cette pollution mentale et voyez comme elle vous tourmente.

Puis laissez-la tomber. Acceptez la réalité sans concession. Dissociez-vous de cette négativité. Débarrassez-vous de vos résistances à ce qui est. Même si ce qui est est intolérable car l’intolérable, ce sont surtout ces résistances. Libérez-vous en.

Ensuite, seulement, vous essayerez de changer les choses. Une fois débarrassé de ces résistances, vous verrez les choses telles qu’elles sont. Vous cesserez de vous battre contre ce face à quoi vous êtes impuissants. Vous serez plus à même de prendre le bon chemin.

Il n’est pas question d’abandonner tout combat contre l’insupportable, mais d’apprendre à le supporter pour pouvoir ensuite le transformer. Il s’agit de comprendre que la plupart des choses échappent à notre contrôle et ne nous appartiennent pas.

Il n’est pas question de résignation, de renoncement ou de soumission, mais de prise de conscience de l’état des choses et de lâcher-prise sur notre désir de les changer.

Plutôt que d’épuiser nos forces à nager à contre-courant de la vie, laissons-nous porter jusqu’au prochain esquif.

Répéter l’exercice tous les jours et voyez si vos résistances à ce qui est déjà s’atténuent avec le temps…

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Belle journée à vous 🙂

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