A propos de Laura Ingalls 2.0

Quand j’étais petite, j’ai dévoré jusqu’à la reliure l’ensemble des tomes autobiographiques de La Petite Maison Dans La Prairie (vous fatiguez pas les badass, je sais bien que vous ignoriez que c’était un livre avant d’être une série. Mais oui, avant d’être la petite star au caractère bien trempée de nos déjeuners du samedi devant M6, Laura Ingalls a bien été une écrivaine américaine du XIXème siècle au formidable talent…).

Si je ne sortais pas le nez de ces bouquins, c’est qu’à l’époque, la vie de Laura Ingalls me paraissait être la vie la plus cool du monde. Je me mettais dans la peau de cette gamine dont la vie, somme toute, tournait autour de choses très simples : Papa Charles, son violon et son coupage du bois, Maman Caroline, sa popote et sa couture, Sœurs Marie, Carrie et plus tard Grace, Jack le chien, les grandes traversées des plaines du Dakota, les maisons construites à la force des bras, les repas frugaux (et super bons) engloutis a la table familiale, l’école, les saisons, la couture, la maison, les amies et plus tard les amours.

Evidemment, mon esprit d’enfant avait quand-même bien conscience que cette vie romancée n’avait souvent rien eu de drôle. Laura et sa famille ont tout de même affronté la pauvreté, le déracinement, la maladie, le handicap, les séparations, le froid, la faim… D’ailleurs, en y réfléchissant bien à présent, pour rien au monde je n’échangerais ma vie avec la sienne (surtout depuis que j’ai par la suite dévoré Harry Potter et que je me suis fait une autre conception de la vie idéale. Hermione, on S-WITCH ?*).

*C’était plus fort que moi…

A l’époque j’étais subjuguée par cette existence de bohême. Peu m’importait que le cadeau de Noel de Laura était une timbale en argent, que sa première poupée était un épi de maïs dans un mouchoir (LOL, true story) et que tout ce qu’elle possédait tenait dans un petit coffre en bois. Je trouvais son univers merveilleux. Sa magie résidait dans une autre forme d’abondance. Elle était riche d’une forme de liberté, de simplicité et d’amour que je trouvais féérique.

Bref, ou veux-je en venir avec mes histoires d’un autre temps ? Tout comme je pense que la vie de Laura Ingalls ait étonnement pu être extraordinairement riche, belle et heureuse, même sans aisance financière, sans stabilité géographique et sans le confort de nos sociétés modernes, je pense fondamentalement qu’on peut être bien plus heureux en rêvant d’un autre monde, en cherchant une autre voie que celle qu’on essaye désespérément de nous faire emprunter, et que le sens de notre vie est toujours à chercher, à trouver, à perdre et à réinventer (sans prôner un retour au far-West, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit… !).

Je n’aime pas les idées reçues, les « pris-pour-acquis », les fatalistes de la première heure, ni ceux de la dernière d’ailleurs.

J’aime remettre en question, bousculer les aprioris, voir un peu plus loin que le bout de mon nez ou que l’herbe pas toujours verte à mes pieds, ni à ceux de mon voisin.

Je ne crois pas qu’il n’y ait pas d’alternatives, que c’est ainsi que le monde va et qu’il n’y en a pas d’autres possibles. Je ne crois pas non plus que le changement que l’on attend tous viendra de l’extérieur ou de là-haut

Je crois en la capacité de chacun (ou presque) de se poser les bonnes questions et d’y trouver les vraies réponses. Je suis convaincue que nous avons tous notre rôle à jouer dans un changement qui est non seulement possible mais surtout souhaitable, désirable, pour ne pas dire indispensable. En tous cas, cela vaut toujours mieux que de rester le cul sur une chaise à attendre que le monde bouge sans rien faire pour le chambouler un peu.

Et pour tout ce en quoi je crois, je ne pense pas être une illuminée (ou pire, une hippie !). Qu’on me taxe d’utopiste, je vous répondrai que l’utopie n’est pas celle que l’on croit et qu’elle ne se situe pas ou l’on pense. L’utopie est pour moi de vouloir continuer à avancer selon ces schémas inefficaces, le réalisme est aujourd’hui d’envisager des changements radicaux.

C’est parce que ces changements radicaux sont d’abord au cœur de chacun d’entre nous, et donc logiquement, dans mon cœur à moi aussi, que j’ai décidé de me (re)lancer dans l’aventure du blog.

A ceux qui m’y suivront, je souhaite le plus riches des voyages.

Que vous le vouliez ou non...
Que vous le vouliez ou non…

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